Chers alliés naturels,
Aujourd'hui, je suis ravie de vous partager 2 articles grâce auxquels vous ferez connaissance avec une source alimentaire très intéressante : les noix du hêtre, ou faines.
La newsletter du premier blog vous explique les vertus santé de ces petites noix sauvages, faciles à ramasser dans nos bois en ce moment. Elles contiennent en effet :
« Du tocophérol, un antioxydant très efficace qui protège nos cellules des dégâts liés à la pollution, au tabac et aux rayons UV du soleil ;
Des caroténoïdes, des molécules anti-inflammatoires qui soulagent les sensations de chaleur, rougeur, gonflement et de douleur ;
Des acides gras essentiels de type oméga-6, tels que l’acide linoléique qui est le plus abondant dans notre peau (si votre peau manque de cet acide, elle sera sèche, squameuse et rugueuse) ;
D’autres substances antioxydantes et anti-inflammatoires. »
Et ce n'est pas tout ce que vous allez découvrir :
« Les faines étaient très prisées au siècle dernier, mais on les a oubliées. Et c’est bien dommage.
En plus de leurs qualités nutritives exceptionnelles listées plus haut, leur goût est un peu à mi-chemin entre le pignon de pin et la noisette. C’est la raison pour laquelle elles les remplacent très bien dans des pestos ou des cookies, entre autres.
À cette période de l’année, on en trouve en abondance aux pieds des hêtres… mais il ne faut pas traîner pour aller les ramasser, sinon elles feront le bonheur des écureuils et des petits vers !
Une alternative aux noix importées
Pourquoi je préfère la faine ?
- Parce que son goût est super, proche de la noisette ;
parce que c’est un “super-aliment” où TOUT est bon pour vous ;
parce qu’elle est locale ;
parce qu’elle est gratuite… Il suffit d’aller la ramasser dans les bois.
Voilà donc une alternative aux noix qu’on nous propose dans le commerce. Peu de gens le savent, mais rien qu’en France :
90% des noisettes consommées sont importées de Turquie ;
96% des amandes viennent de Californie ;
87% des noix de cajou sont achetées au Vietnam et à l’Inde ;
70% des cerneaux de noix viennent des Etats-Unis2.
Cela me révolte, alors que nous avons aussi des noyers et des noisetiers !
Au lieu d’importer des noix des quatre coins du monde, pourquoi ne pas ramasser les faines de hêtre à nos pieds ?
Je vous propose d’utiliser les faines de hêtre dans de délicieuses recettes de saison, dans des pestos et des biscuits.
Il y a tant à dire au sujet des faines que je leur ai dédié le numéro de ma revue Cueillir, se nourrir, se soigner du mois d’octobre 2022 (le n°19). »
Le second blog vous explique leur
préparation – car il faut retirer le péricarpe, toxique à
haute dose – et vous propose sa recette de muffins. Vous y trouverez aussi une recette de spaghettis aux faines.
Petit conseil de Mamie :
imprimez ces recettes (via un copié-collé en supprimant les
illustrations, trop gourmandes en encre) ou achetez-vous un livre sur
la cueillette sauvage. Je vous proposerai prochainement une sélection
d'ouvrages dans ce domaine.
CUEILLEZ UTILE, JAMAIS FUTILE. Ne prélevez pas davantage que ce dont vous avez besoin, sans céder à la pulsion – si compréhensible soit-elle – qui pousse chacun à amasser un maximum de provisions. La nature doit pouvoir se renouveler et l'avidité humaine n'a que trop tendance à épuiser ou détruire les ressources naturelles. Pensez toujours aux animaux qui y nichent ou s'en nourrissent ; pensez aussi que le sol doit conserver son couvert végétal pour rester fertile et résister à l'érosion.
Pour finir, je vous invite chaleureusement à vous abonner aux 2 blogs en question et à leurs newsletters.
Car, comme nous le rappellent des économistes qui n'ont pas (encore) froid aux yeux, « winter is coming »…
Et n'oubliez pas, chers alliés naturels :
Nous ne devrions compter que sur nous-mêmes.
