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    Crédit photographique Dans « Revivre », mon guide d'autonomisation de près de 300 pages (qui sera gratuit sur simple demande à p...

mercredi 12 mars 2025

Revivre, mode d'emploi

 

 

Toujours à propos des affrontements sur les réseaux…


J'aimerais tant que les milliers de gens qui gaspillent temps et énergie dans ces dialogues de sourds, et aussi ceux qui sont ailleurs, dans la vraie vie, occupés à fonctionner en somnambules, s'imprègnent enfin de quelques faits :


Les « élites » sont indifférentes à leur bien-être et leurs rêves, tout comme à leur souffrance et leurs peurs.

Elles préfèrent même leur infliger souffrance et peur, qui les mettent à leur merci. (Sans parler de jouissance sadique, assez répandue, mais oui !…)

À leurs yeux – et dans les faits, tant que les masses resteront crédules –, ce sont des poulets de batterie qui ne cessent de picorer que pour se piquer du bec les uns les autres.


Toute information, toute distraction, tout loisir…, est une ration de calories vides qui engraisse et invalide.

Recherché pour lui-même ou obtenu sans effort, le plaisir n'est pas nourrissant pour l'âme : ce n'est qu'une compensation addictive, forcément handicapante. « Ils » le savent ; ils en ont fait l'outil principal du soft power.


Le concept d'égalité n'est brandi que comme un chiffon rouge, pour souligner les différences et attiser des jalousies. Et ça marche, ô combien !

 

Les clivages politiques et autres ne sont pas une réalité indépassable. Afin de mieux diviser pour régner, ils schématisent à outrance la complexité de l'humain, font l'impasse sur son pouvoir de compromis et de solidarité. C'est leur efficacité, mais aussi leur faiblesse. Comment ce grossier stratagème n'est-il pas encore démonté ?


Les modèles de réussite sociale ne servent pas à tirer la masse vers le haut, mais à l'éblouir, la distraire et lui rappeler sa condition de vulgaires poulets.

L'objectif n'est déjà plus le travailleur rentable, mais le consommateur informe et décérébré : un mort-vivant à débrancher quand il deviendra inutile (« solution » que ces monstres poussent déjà sans complexes).


Rien de tout cela ne changera, tant que chaque individu comptera sur d'autres pour que ça change.

Alors, que faire ?

Changer soi-même :


S'organiser pour devenir autonome à tous égards, dans ses pensées comme dans la vie pratique.

Cela suppose de réduire son train de vie, de réapprendre l'effort, mais la récompense est immense. Cette évolution libératrice est en cours ; je l'ai embrassée de longue date et vous en parle souvent.


Cesser de se déchirer à tout propos.

Explorer les raisons d'autrui. S'offrir, et lui offrir, l'apaisement qui naît de la compréhension, de la compassion. Réapprendre la vraie tolérance, cette générosité d'âme qui permet de se rencontrer à mi-chemin ou d'admettre tout bonnement nos différences.


Se rapprocher aussi des autres dans la vraie vie. Redécouvrir nos liens immémoriaux, la solidarité, l'entraide, tout ce qui nous a soudés depuis la nuit des Temps. 1


Puis, en bloc, résister passivement contre l'inadmissible.
Et comme dans un art martial, retourner contre lui-même la violence de l'adversaire.



1 L'instinct est là, au fond de nous ; il ne demande qu'à être réactivé par les circonstances. Et ce ne sont pas des clics sur les réseaux qui y parviendront, mais le contact réel, les tâches et rêveries communes : se retrouver pour rentrer les foins, prendre soin les uns des autres ou partager un bon repas en construisant l'avenir.